Et voici le Chapitre 2 !
Doutes.
Le temps était menacant sur Suna. Les nuages sombres et gris n'annoncaient rien de bon. Gaara, en tant que Sunien depuis sa naissance savait très bien que ce ciel était annonciateur d'une tempête de sable. Lors des tempêtes de sable, les habitants se barricadaient chez eux et ne sortaient plus de la journée. Le sable volait par nuées et piquait les yeux, empêchait tout déplacement et aveuglait les pauvres fous qui se risquaient à se déplacer malgré le temps.
Et c'est par ce temps plus que déprimant que notre Kazekage s'attelait à remplir tant bien que mal les fiches de renseignement des nouveaux Genins. Il avait beau vouloir se concentrer sur son travail à accomplir, les missions à attribuer, les répartitions des Genins à faire et tant d'autres tâches, un regard noir et profond était présent dans son esprit et lui empêchait toute autre réflexion. Impossible pour lui de se concentrer. Il était tout de même soulagé que son élève se porte bien. Elle était saine et sauve.
On toqua à la porte de son bureau.
Gaara : Entrez !
La porte s'ouvrit sur Kankuro, le grand frère de Gaara. Un jeune homme grand, brun, et bien bâti, qui entra avec un sourire aux lèvres.
Kankuro : Salut petit frère.
Gaara : Qu'est-ce qui t'amène?
Kankuro : Je venais juste te prévenir que je prenais un congé. Je vais à Iwa avec Sakia.
Gaara : Tu emménages avec elle?
Kankuro : Non, si on emménage, je pense que ce sera à Suna.
Gaara : Très bien.
Kankuro : Je suis heureux d'être avec elle...
Gaara : Dis moi, comment tu as su que tu l'aimais? Enfin, je veux dire, comment as-tu su que Sakia était la femme qu'il te fallait?
Kankuro arqua un sourcil.
Kankuro : Tu t'intéresse à ça? Tu me demandes des conseils? Héhé...
Gaara : Non, euh...
Kankuro : C'est étrange, tu ne m'as jamais demandé de conseils à propos des filles...
Gaara : Tsss...
Kankuro : Et bien, quand tu as envie d'être près d'une personne, quand tu penses sans arrêt à elle, quand tu déprimes lorsqu'elle est loin de toi, quand ton coeur bat plus vite lorsqu'elle est là, quand tu as une envie folle de l'embrasser et de la prendre dans tes bras, quand tu ne peux plus te passer de son odeur, de son regard, de ses lèvres... Tu peux être sûr que tu es amoureux.
Gaara : Tout ça?
Kankuro : L'amour, c'est tellement compliqué... Dis-moi, pourquoi tu veux savoir ça?
Gaara : Juste comme ça.
Kankuro : Serais-tu amoureux?
Gaara : Ne dis pas n'importe quoi...
Kankuro : Qui est-ce? Une princesse du pays? Une héritière d'un clan d'un autre pays? Dis-moi!
Gaara : *énervé* Ca suffit! Sors, et bon voyge à Iwa!
Kankuro : Hn. A la revoyure, p'tit frère.
Kankuro sortit, étonné par le comportement de son petit frère. Jamais il ne s'était emporté aussi vite. Mais Kankuro était bien décidé : A son retour, il trouverait si son frère avait un petite amie ou pas. Et de qui il s'agirait.
Gaara, dans son bureau était quelque peu irrité. Il doutait. Serait-il possible qu'il soit amoureux...? Amoureux de sa propre élève? D'une simple jeune fille du village? Kankuro soupçonnait que Gaara ait une petite amie, mais il n'a pas imaginé que le Kazekage puisse être amoureux d'une villageoise... C'était tellement...absurde...Contraire à toute logique... Kankuro avait seulement pensé à une riche héritière, ou une personne de haut rang... C'est ainsi que pensent tous les autres...
Gaara se questionnait. L'aimait-il? Oui, il se sentait seul, triste et mélancolique quand elle n'était pas là. Comme aujourd'hui. Oui, il pensait très souvent à elle... Mais c'était impossible... Jamais il n'était tombé amoureux...Alors, pourquoi maintenant? Pourquoi d'une villageoise, alors qu'il était Kazekage? Pourquoi de son unique élève, alors qu'il était Sensei?
Il dirigea son regard vers la fenêtre. La tempête desable faisait rage. Des tourbillons de sable l'empêchaient de voir le ciel. Des tourbillons de pensées entremêlées l'empêchaient d'y voir clair, de savoir, enfin, si oui ou non, il était amoureux.
OoOoOoOoOoOoOo
Dans son lit d'hôpital blanc comme neige, Matsuri s'éveilla doucement.
Elle se sentait étonnement bien. La seule qui la dérangeait était d'être dans un lit peu confortable et avec une perfusion plantée dans le bras droit.
Elle repensa à ce qui s'était passé la veille.
Plus précisément à la visite du Kazekage.
Gaara s'était approché d'elle, près, tout près, il avait voulu l'embrasser... L'aurait-il fait si l'infirmière n'avait pas ouvert la porte? Elle frissonna en imaginant les lèvres du Kazekage se poser sur les siennes. Elletenta de se raisonner : Non, elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas être amoureuse du Kazekage... Ce serait contre-nature...
Un peu après, elle appela l'infirmière qui lui fit passer des tests, qui confirmèrent le fait qu'elle puisse sortir de l'hôpital. On lui donna des médicaments afin d'accélerer son rétablissement. On lui donna également des papiers lui interdisant toute mission pour un délai de deux semaines, à faire approuver et signer par...le Kazekage. Mais on lui avait dit qu'elle pourrait reprendre son entraînement dès le lendemain.
Déçue par l'interdiction de participer à quelque mission que ce soit, Matsuri se raccrochait à l'idée que Gaara accepterait de continuer ses entraînements.
Elle se téléporta jusqu'au couloir amenant au bureau du Kazekage. Elle hésitait. Elle avait peur. Il fallait qu'elle oublie. Ele ne devait plus penser à lui. C'était son Sensei. Son Kazekage. Ca s'arrêtait là...
Elle frappa à la porte, d'une main tremblante.
« Entrez! » répondit le Kazekage, d'une voix sèche.
La jeune fille entra timidement et s'avanca jusqu'au bureau de Gaara. Ce dernier releva la tête, et lorsqu'il aperçut Matsuri, se leva brusquement de son siège.
Gaara : Ah c'est...c'est toi Matsuri... Comment te sens-tu?
Matsuri : Mieux, merci.
Gaara : Qu'est-ce qui t'amène ici?
Matsuri : Il y a des papiers que vous devez lire et signer...
Gaara : Tu...tu peux me tutoyer Matsuri... Ce n'est pas comme si on ne se connaissait pas...
Matsuri : Ca me gêne un peu... V...vous êtes quand même mon Sensei, et mon Kazekage...
Il s'approcha d'elle. Elle recula. Il se mordit la lèvre inférieure. C'est vrai, un Sensei n'a pas le droit... Pas son élève...
Gaara : De quoi parlent ces papiers?
Matsuri : T...tu dois les lire puis les signer. Je suis interdite de missions pour deux semaines. *soupire*
Gaara : Tu es déçue, n'est-ce pas?
Matsuri : Je ne supporte pas de devoir rester sans rien faire !
Gaara : Et...
Matsuri : Mais je suis autorisée aux entraînements dès demain ! On peut reprendre l'entraînement, Gaara-sensei ?
Gaara : Je devrais pouvoir trouver un créneau...
Il saisit son agenda et tourna rageusement les pages. Il put enfin trouver quelques heures de libre dans son emploi du temps hyperchargé de Kazekage.
Gaara : De 19 h à 22h ça ira?
Matsuri : Oui, aucun problème. Un peu tard, mais ça ira.
Gaara : Comme on ne s'est pas entraînés depuis un moment, je vais te faire revoir les Ninjutsus liés au sable que tu peux utiliser. Et le Genjutsu aussi.
Matsuri : *sourit* Merci Gaara-sensei !
Gaara détaillait le visage de la jeune fille. Elle était si belle, avec son air enfantin et son sourire si attrayant qui se peignait sur son visage...
Il lui tendit les papiers signés. Elle s'en saisit et effleura de ses doigts fins la main chaude du Kazekage. Elle frissonna. Son contact était si...agréable.
Le jeune homme s'approcha d'elle. Il approcha son visage du cou de la jeune fille. Il posa une main sur son épaule fine. Il pouvait sentir l'odeur chaude, sucrée et envoûtante de la jeune fille du village du désert. Il n'arrivait pas à se défaire de l'emprise de ce parfum... Il approcha encore... Le coeur de la jeune fille se mit à battre la chamade.
Elle se maudissait intérieurement. « Non, non, c'est ton maître ! Ton Kazkeage ! Tu n'as pas le droit ! C'est contre-nature ! Tu ne l'aimes pas ! »
Il tentait de se raisonner. « Arrête-toi ! Tu n'as pas le droit ! Ce n'est pas professionnel ! Tu es Kazekage ! Arrête, maintenant ! »
La jeune fille recula brusquement.
Elle sortit du bureau du Kazekage plus rapidement qu'elle ne l'aurait dû.
Gaara était resté là, debout, sans bouger. Oui, son coeur s'était accéléré lorsqu'elle était là. Oui, il avait eu envie de l'embrasser, de la prendre dans ses bras. Oui, il pensait souvent à elle. Oui, son odeur lui était agréable et maintenant indispensable.
Il regarda par la fenêtre. La tempête de sable s'était calmée. Les nuées de sable qui lui empêchaient de voir le ciel de Suna s'étaient dissipés. Les noeuds de doutes et d'incertitudes à propos de lui et Matsuri s'étaient estompés. Plus de doute possible.
Gaara : L'a...L'Amour ?!
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Enfin terminé mon Chapitre 2 !
J'espère qu'il vous plaît, parce que moi je ne suis pas sûre du tout du résultat !
Si jamais quelques détails ne conviennent pas, je ferais de mon mieux pour les corriger, après tout, les lecteurs sont rois, non?
Bisous aux lecteurs ,
Yu'-chan <3